Nocivité du stress?

Le stress, vraiment nocif ?

Un premier rendez-vous, un entretien d’embauche, un examen, autant d’expériences courantes facteurs d’un stress important. Comment faire face ?

Si vous découvrez mon blog, je vous invite à cliquer sur commencez-ici pour en avoir un aperçu. Ou sur à propos de pour en savoir plus sur moi. Bonne lecture!


 

Un premier rendez-vous, un entretien d’embauche, un examen, autant d’expériences courantes facteurs d’un stress important. Cette sensation peut être envahissante et devenir un vrai handicap: paralysés par l’anxiété.

Nous perdons les moyens qui nous permettraient pourtant de surmonter facilement ce qui nous semble une épreuve. Comment faire face ? Doit-on s’efforcer d’éliminer toute trace de stress ou est-il possible de tirer parti de cette réaction naturelle ?

 

Un stress modéré améliorerait la mémoire

Le stress et la mémoire
Le stress améliore-t-il la mémoire ?

De nombreuses idées reçues veulent qu’on s’épanouisse dans le stress. C’est très certainement faux si il est intense et/ou répété. Mais, bien qu’il soit parfois coûteux pour l’organisme, le stress peut représenter une force en ce qu’il mobilise rapidement le maximum de ressources pour faire face à une situation à fort enjeu. Ponctuellement, il pourra alors être vu comme un atout qu’il convient de bien gérer pour en tirer le meilleur. C’est alors moins la question du stress lui-même qui devient centrale que celle de son intensité et de sa durée.

Une étude menée par l’équipe de D. Kaufer, biologiste de l’université de Berkeley, a mis en évidence qu’un stress modéré de courte durée pouvait améliorer la mémoire. Les résultats des expériences effectuées sur les rats montrent la production de nouveaux neurones dans l’hippocampe. 

Attention, si il s’intensifie, il a alors un effet contraire! Il est donc fondamental de maîtriser son stress pour en faire un moteur de l’action et de la cognition, et non un frein.

 

Question d’efficacité

Le principe d’un stress qui ne soit pas nécessairement néfaste apparaît également dans les échelles de mesure du stress professionnel. Des travailleurs peuvent trouver leur activité très stressante sans pour autant en souffrir:

  • « Combinaison d’une pression élevée et d’une grande liberté d’action, – la situation de travail active – rendra le travailleur dynamique et motivé ». Un état bien distinct du job strain qui caractérise le stress chronique et la zone de danger pour l’individu.

 

Booster ses capacités physiques

Stress et performances physiques
Le stress booste-t-il les performances physiques ?

Le stress ou la « pression » sont une dimension inévitable de la compétition. Les sportifs connaissent bien ces instants, où se joue parfois très rapidement une carrière !  Pour mieux les affronter, ils jouent de la mécanique physiologique. Dont la première phase, dite d’alarme, « booste » les performances corporelles, grâce à l’augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire. Une meilleure oxygénation des muscles et l’augmentation de l’apport en glucose. Grâce au stress, le compétiteur mobilise au mieux ses ressources au bénéfice de ses résultats.

De même, durant la phase qui suit, celle de résistance, la production de glucocorticoïdes permet de maintenir la production de glucose à un niveau élevé afin de nourrir l’organisme. Ceci a cependant un coût important pour l’organisme.

Il est donc fondamental de ne pas subir un stress trop important ou trop long car, durant la phase d’épuisement, le corps souffre, les ressources s’épuisent et les performances diminuent.

 

Un équilibre a trouver

L'équilibre dans nos vies
L’équilibre est fondamental dans nos vies

On sait depuis longtemps qui s’il n’est pas trop envahissant, le stress n’est pas nuisible ni bloquant. Loin s’en faut. Les sportifs doivent donc apprendre à gérer leur stress: s’il se déclenche trop longtemps avant l’épreuve, il sera contre-productif tandis que, quelques instants avant le départ, il optimisera les performances. Le psychologue Yuri Hanin, du Research Institute for Olympic Sports, a ainsi défini une « zone optimale », qui correspond à un « niveau moyen d’anxiété situationnelle permettant de réaliser les meilleures performances ».

Cette zone optimale varie selon les personnes et chacun doit ainsi apprendre à se connaître et éprouver ses réactions pour mieux gérer son stress.

Patrick Gaudreau, de l’université d’Ottawa, a mis en évidence une série de « stratégie de gestion du stress » utilisées par les joueurs de golf. Certaines sont orientées vers la tâche à accomplir, comme le contrôle des pensées, la relaxation, l’analyse logique ou la recherche de soutien, d’autres vers la distraction. Permettant de mettre de la distance vis-à-vis de la situation -, d’autres enfin, vers le désengagement. Il montre que, si certaines sont efficaces, d’autres peuvent être contre-productives. L’entraînement, en particulier, est important car il permet d’acquérir de la confiance. Ainsi, même lors des compétitions importantes, les sportifs parviennent à modérer leur anxiété et canaliser la pression au bénéfice de leur performance sportive.


« Le travail c’est forcément stressant ». Idée fausse !

L’activité productive est-elle un lieu privilégié du stress ? Oui, bien sûr, tout simplement parce que produire quelque chose, y consacrer du temps, de l’énergie, de l’intelligence, du cœur… nous y expose. Quiconque accorde de l’importance à son travail peut se retrouver devant des exigences difficiles à honorer. Qui le mettent en difficulté parce qu’elles lui semblent (à tort ou à raison) hors de sa portée. Mais on pourrait tout aussi bien dire que la famille est un lieu privilégié du stress, dans la mesure où la plupart des gens y investissent beaucoup affectivement. En attendent encore plus et mettent donc très haut la barre de leurs exigences.


Tous différents, tous concernés

Le stress « est ressenti lorsqu’un déséquilibre est perçu entre ce qui est exigé de la personne et les ressources dont elle dispose pour répondre à ces exigences », selon la définition adoptée par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. Autant dire que les conditions susceptibles de générer du stress sont très banales en milieu de travail, quel que soit le statut et quelle que soit la nature du travail.

Les formes de l’exigence varient et les marges de manœuvre aussi, bien sûr, ne sont pas les mêmes. Mais le stress n’épargne ni le PDG qui propose aux actionnaires une stratégie de développement pour une usine automobile. Ni le patron de PME qui lui fournit des pièces et surveille son carnet de commandes. Ni l’opérateur de la chaîne de montage qui livre les véhicules en flux tendu.

 

Des lois pour protéger le salarié

L’entreprise étant tenue de préserver la sécurité de ceux qu’elle emploie, c’est surtout dans le cadre du salariat que le stress a été étudié. Avec d’autant plus d’attention que ses effets négatifs sur les résultats de l’entreprise sont désormais connus. Pour mémoire, la loi définit une obligation générale de sécurité qui incombe au chef d’établissement (article L.4121-1 du Code du travail). Il lui revient d’évaluer les risques, y compris psychosociaux, et de prendre des mesures nécessaires pour assurer et protéger la santé physique et mentale ainsi que la sécurité de ses salariés.

 

Partagez cet article sur les réseaux, on ne sait jamais qui peut en avoir besoin !

 

Prenez soin de vous

Romain

Facebook Mal être au travail

Instagram Mal être au travail

 

Note

  • Fondation April – Des stress et moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.