Nous et notre corps

La vie quotidienne nous conduit à vivre des situations qui nous raidissent et nous paralysent le corps.

 

 

Nous détacher de notre corps signifie que nous acceptions la présence de nos émotions. Par exemple : une nuque ou une épaule coincée peut indiquer que notre attitude contredit la façon dont nous nous sentons. Nous éprouvons de la peine au fond de nous, mais nous tenons à nous montrer rayonnant aux yeux du monde. Cela crée un frottement qui se manifeste dans la région de l’épaule.

Dans le tao, il est dit que nos poumons doivent être décontractés pour pouvoir accepter le chagrin, notre foie doit l’être pour la colère, etc. Les émotions se concentrent sur notre tronc, dans notre ventre et nos organes. Le fait de ressentir physiquement leur présence à certains endroits aide à rétablir leur circulation et nous empêche de nous raidir. Ressentir une émotion n’est pas la même chose que l’exprimer.

Il m’est souvent arrivé d’exprimer des émotions sans que cela n’ait rien résolu. Depuis que j’ai appris à ressentir, je suis également capable de « purifier » mes sentiments désagréables du passé. On essaie parfois de s’en débarrasser, mais ce n’est pas ce que recommande le tao.

 

Expérience

Pour véritablement tourner la page d’une expérience, nous devrions même idéalement la revivre une nouvelle fois. Donc, au lieu de vouloir nous en libérer, intégrons-le à notre personnalité et laissons-la nous renforcer dans notre expérience de la vie.

Nous et notre corpsLâcher-prise dans son corps revient en fait simplement à rester fidèle à ses émotions, aussi désagréables ou énervantes soient-elles. Car nous avons souvent tendance à vouloir fuir ce qui nous déplaît. En essayant de rationaliser ce que nous sentons et en nous déconnectant, en quelque sorte, de la terre, nous créons une tension musculaire.

Dès l’enfance, nous apprenons à nous réfugier dans notre tête, mais la partie physique est au moins aussi importante, car c’est en réalité le corps qui nourrit notre esprit.

 

Expérience corporelle

Ce n’est qu’en restant concentré sur notre émotion (parfois désagréable) que nous pourrons nous sentir libre dans notre corps et éviter les contractures. Durant chaque conversation, essayons de maintenir une part de notre attention dans notre corps.

Ressentons l’effet de cet échange sur nous, sans l’exprimer ouvertement. Voyons cela comme une exploration corporelle. Cela vaut aussi pour les contacts physiques. Rester dans son corps lorsque l’on touche quelqu’un est un vrai défi. Il faut que nous nous sentions nous-même dans le contact de l’autre.

 

Maîtrise

Il existe des moyens d’anesthésier les émotions déplaisantes : un petit carré de sucre nous en protégera pendant deux heures. Une tasse de café aura plus ou moins le même effet, mais affûtera également notre attention. Au début, l’effet est appréciable, mais à la longue, il fatiguera le corps.

En affrontant nos émotions les plus douloureuses, nous atteindrons une authentique maîtrise de nous, le sentiment d’être totalement présent.

 

Conclusion

Mener une vie sociale active n’implique pas forcément d’être stressé. Nous sommes en quelque sorte drogués à l’adrénaline que nous procure le fait de tout résoudre à la dernière minute. Nous recherchons même parfois ce frisson pour nous détourner des émotions moins plaisantes de notre corps. Mais cette manière de vivre ne procure que peu de vitalité et épuise les reins.

En revanche, percevoir les émotions assure une bonne circulation et est une énorme source d’énergie.

 

Quel est votre rapport corps / esprit ?

 

Prenez soin de vous

Romain

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Note – Happinez – Inge Maassen

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