Mal-être et entreprise

Mal-être et entreprises – Les entreprises ont-elles perdues la tête? Les managers sont-ils complètement à la ramasse? 

Dans les grandes entreprises, on a de plus en plus de responsabilité, mais on nous écoute de moins en moins.

 

Si les gens sont déprimés pour la rentrée, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas travailler, c’est par ce qu’ils se disent: « aujourd’hui je vais encore avoir une réunion qui ne sert à rien, qui n’en finira pas ».

Les entreprises françaises sont-elles trop rigides?

Alors à l’étranger, sans tomber dans l’uniformisation, ce n’est pas mieux. Dans les entreprises anglo-saxonnes, la rigidité est aussi de mise et parfois plus accrue qu’en France.

En France, dans les banques, on commence à pouvoir enlever sa cravate par exemple, aux Etats-Unis ce n’est pas possible.

 

L'entreprise a-t-elle un rôle dans le bien-être ?
Votre entreprise vous doit-elle du bonheur?

Alors en France, il y a un sigle qui est très en vogue en ce moment dans les entreprises, c’est un nom de poste: QVT (Qualité de Vie au Travail), responsable de la qualité de vie au travail. C’est très important la qualité de vie au travail, personne ne dira le contraire. Mais il y a des directeurs(trices), des directions, des services RH qui doivent s’occuper de ce genre de problème et ce n’est pas forcément la peine de créer de nouveaux sigles.

Le management se tourmente l’esprit pour inventer des nouvelles choses: des jeux, des séminaires bizarre… Au fond, ce dont on besoin les salariés, c’est avoir une direction claire, qui ait du sens, qu’on les laisse travailler. LAISSEZ TRAVAILLER VOS SALARIES ! Afin d’éviter les mal-être au sein de l’entreprise.

Les méthodes d’encadrement fabriquent-elles le malheur ?

Ont-ils perdu le lien avec ceux qui font l’entreprise ? Les employés.

Mal-être et entreprises

On parle de burn-out, de brown-out, bore-out… Des mots qui ne veulent absolument rien dire lorsque l’on ne parle pas anglais. Burn-out est lorsque nous sommes au bord de l’implosion. Le brown-out est lorsque l’on ne trouve plus de sens à ce que l’on fait. Le bore-out est l’épuisement professionnel par l’ennui.

Une cadre d’une entreprise dit:

« Un jour je mets les mots mal-être et entreprise dans un mail destiné aux employés et là, la responsable me dit: non surtout pas, la réalité est trop sensible, il ne faut surtout pas prononcer ce mot. Comme si le mot chien mordait. »

« A défaut d’avoir des réalités vraiment tangibles et de montrer réellement les choses, on s’attache aux mots et aux étiquettes posés sur les choses. L’entreprise souffre de se focaliser sur les mots au détriment des choses. »

 

Depuis quand existent ces mots (burn-out, brown-out…)?

A l’époque de nos parents il n’y avait pas cela, c’est vraiment lié à l’évolution de l’économie. On a été dans des activités agricoles pendant longtemps avec plutôt des maux qui correspondaient à ce type de métiers.

Ensuite nous avons été dans une économie industrielle avec du travail « classique » et des gens qui se faisait mal tout simplement. On voit qu’il y en a beaucoup moins aujourd’hui, on est dans une économie de services et donc lorsque vous êtes à un bureau vous risquez moins de vous casser le bras, forcément. En revanche, vous pouvez souffrir de mal-être à votre travail.

Exemple concret

Ensemble, le travail a plus de sens
Ensemble, le travail a plus de sens

Elon Musk, très grand entrepreneur, patron de la Silicon Valley avec des entreprises comme Tesla, Space X. C’est quelqu’un de tyrannique, qui fait énormément travailler mais qui ne paye pas tant que cela. Tout le monde veut bosser avec lui dans la Silicon Valley, parce que Elon Musk dit: « si vous venez chez Space X, nous ce qu’on veut faire c’est coloniser Mars ». Alors on peut être en désaccord avec le projet mais là il y a un vrai sens, donc moins de mal-être en entreprise.

L’entreprise doit bien comprendre une chose, ce n’est pas l’employé qui arrive avec son épuisement pro, son ennui, son manque de sens dans l’entreprise. C’est bel et bien l’entreprise qui fabrique ce mal-être au travail.

Dans les grandes entreprises, on a de plus en plus de responsabilité, mais on nous écoute de moins en moins.

La mode managériale

Manager, chef d'orchestre
Manager, chef d’orchestre

Il faut nuancer certains propos, les problèmes professionnels s’appliquent beaucoup moins aux petites entreprises (start-up, PME…) qu’aux grosses entreprises. Toutes ces entreprises qui ont des procédures très lourdes, des milliers de collaborateurs où c’est très compliqué. La réalité est donc que le métier de manager est très difficile, voire impossible… Dans ces structures énormes, il est très difficile de laisser un peu d’autonomie aux salariés.

Certains managers disent:

  • « on se laisse piéger parce que quand les entreprises grandissent, elles fabriquent de la bureaucratie et de la complexité, là où il faut plus de souplesse ».
  • « dans les grandes entreprises, on a de plus en plus de responsabilité, mais on nous écoute de moins en moins ».

Pour les managers l’entreprise dit: « on te donne plus de responsabilités » mais ce n’est qu’illusoire, une sorte de phrase « l’air de dire » que tu es important où l’on donne des responsabilités mais pas les moyens de réaliser ces responsabilités. C’est un peu contradictoire mais quelque chose que l’on retrouve beaucoup.

On te dit

  • « sois autonome », mais il y a tellement de procédures que c’est presque impossible.
  • « prend des risques » mais attention. Tout est fait pour que tu ne puisses pas prendre de risques.

On est en train de rentrer dans l’économie du XXIème siècle avec le management du XXème siècle. Donc, ça coince, ça fait mal, ça créer du mal-être au travail.

 

le management du XXIème siècle
le management du XXIème siècle

 

Le bonheur permet d’être productif

Des études le disent, un salarié heureux est:

  • 2 fois moins malade
  • 6 fois moins absent
  • 9 fois plus loyale

On se demande donc pourquoi l’entreprise ne sert pas la fabrique du bonheur plus que la fabrique du malheur. On peut aussi se demander si l’entreprise est là pour nous rendre heureux.

Malgré tout, le bonheur pour les salariés ce n’est pas des plantes vertes, des baby-foot à chaque coin de couloirs. C’est laisser les gens agir, laisser les gens penser, laisser les gens plus autonomes, c’est ça qui les rendra heureux. Les entreprises ne rendront pas leurs employés heureux, c’est le faite de leur laisser plus de « liberté » dans leur travail qui fera qu’ils se rendront heureux eux-mêmes.

Aurélien, victime d’un burn-out à l’âge de 28 ans:

« Après mon école de commerce, j’ai été embauché par une société américaine. Ça s’est très bien passé pendant 1 an jusqu’à un changement de direction avec pour seul mot: rentabilité. Au fur et à mesure on a commencé à doublé, triplé les objectifs, à licencier à tour de bras. On met une pression sur vous, sur les chiffres, sur les résultats. C’est une pression globale qui devient insoutenable, on vous fait comprendre que vous n’êtes plus qu’un pion dans la société et que vous pourriez être très vite remplacé. Au début on commence à être démotivé, on ne remarque pas que l’on perd du poids, on commence à se sentir mal, le corps dit stop, on craque, victime de malaises vagaux et puis un jour on s’effondre et on se retrouve à l’hôpital. »

« Je suis sorti de ce mal-être au travail, je ne sais pas si cela pourrait encore m’arriver, on a une forme de recul après ça. On connaît aussi plus ses limites au niveau physiques. Je suis beaucoup plus méfiant. Je pense que ce qui a fait le plus d’en être arrivé là est mon perfectionnisme. »

 

La rentabilité

La rentabilité d'une entreprise
La rentabilité d’une entreprise

L’entreprise ne peut pas demander « uniquement » à ses employés de lui faire gagner de l’argent, ce n’est pas un modèle. Le profit ne peut pas être le but de l’entreprise. Oui l’entreprise doit gagner de l’argent mais il est clair qu’en augmentant constamment les objectifs lorsqu’ils sont remplis, c’est un peu le serpent qui se mord la queue. Certaines entreprises sous-notes même les résultats de leurs employés pour ne pas trop les valoriser.

 

Généralisation

Il ne faut pas généraliser, Florent raconte son aventure chez McDonald’s:

« j’y ai travaillé pendant 2 ans, nous avons tous l’image du gros monstre mcdo avec des employés chair à canon mais moi j’ai trouvé que pas du tout. J’y ai trouvé beaucoup de plaisir. Si vous êtes bon il y a toujours moyen de vous former, les managers de là-bas sont tous des employés qui ont évolué de poste. En terme de management il y a beaucoup de communications, de soirées organisées par eux-mêmes qui ont permis de se connaitre plus. Alors au-delà de l’enseigne McDonald’s, le gérant de cet emplacement joue un rôle important là- dedans. »

 

Dites-moi dans les commentaires plus bas ce que vous en pensez ! L’entreprise est-elle responsable de votre bonheur ?

Prenez soin de vous

Romain

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Note:

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