Ecrire pour y voir plus clair

Ecrire : Cela nous permet de nous retrouver dans l’instant et de nous relier à nous-même. Car lorsque nous avons vécu l’événement, nous avons aussi tout ressenti par le biais de nos sens.

 

 

Que nous remplissions quotidiennement des pages ou rédigions un court texte tous les dimanches matin, écrire nous aide à nous connaître. Elle nous apprend à être une version non censurée de nous-même. Ci-dessous, cinq méthodes au choix.

 

1 – Une lettre qui nous est adressée

Ecrire pour y voir plus clair
Ecrire pour mieux se comprendre ?

Ecrire est un moyen de mieux se connaître. Elle nous aide à mieux nous comprendre. A mieux comprendre nos relations avec les autres, la cohérence des événements de notre vie, les pensées pures si souvent escamotées par la version de nous-même que nous nous sommes créée sur Facebook. Depuis que nous savons écrire, nous utilisons l’écriture comme un instrument pour nous guérir, même en tenant un simple journal intime.

Pour ceux qui veulent aller plus loin que le journal intime, il existe une multitude de méthodes, de cours, d’exercices, de livres et de thérapies susceptibles de les aider. L’écriture d’une lettre d’amour adressée à nous-même est l’une de ces méthodes.

La professeure d’écriture et de méditation Hetty Clarisse s’en sert régulièrement dans ses ateliers. Car il s’agit d’un moyen parfait pour mettre à mal notre sentiment d’infériorité.

Hetty : « Avant d’écrire cette lettre, décrivez entre autres les qualités de quelqu’un que vous aimez. Vous ne pouvez voir ces qualités que si vous les possédez vous-même. Et noter celles de quelqu’un d’autre vous permet de jeter un regard différent, plus aimant, sur vous-même. » 

Comment s’y prendre : Comment étiez-vous quand vous étiez petit ? Pensez à l’enfant que vous étiez et indiquez au moyen de courtes phrases ce qui vous rendait digne d’être aimé. Regardez-vous à travers vos propres yeux, et pas à travers ceux de vos parents ou de quelqu’un d’autre. Qu’aviez-vous d’amusant, de drôle, de spécifique, de fou, de têtu, d’adorable ? Ecrivez-le en sept à dix lignes.

 

2 – Les pages du matin

Si nous n’écrivions pas les petits ennuis, ils continueraient à hanter notre inconscient, jetant ainsi une ombre sur notre vie.

Ecrire pour y voir plus clair
Coucher nos pensées sur papier dès le matin

L’auteure américaine Julia Cameron a imaginé une méthode pour supprimer les obstacles qui entravent la créativité.

Ainsi que les pensées et les sentiments positifs. Un élément important de sa méthode est l’écriture des « pages du matin ».

Remplissons tous les matins trois pages avec tout ce qui nous vient à l’esprit : « Une nouvelle matinée. Je n’ai rien à dire. Il faut que je lave les rideaux… » Nous pourrions appeler ça « drainer notre esprit ». Laissons notre tête se vider. Nous ne pouvons pas nous tromper. Ces divagations matinales quotidiennes ne sont pas destinées à être artistiques ou joliment formulées. Elles sont souvent incohérentes ou pleines de lamentations sur nous-mêmes et de répétitions. Pas de problème.

Si nous n’écrivions pas tous ces petits ennuis, ils continueraient à hanter notre inconscient. Jetant ainsi une ombre sur notre vie. Il faut vraiment écrire tous les jours, dit-elle. Car selon elle, « il est compliqué de se plaindre chaque matin, des mois durant, d’une certaine situation sans être tenté d’agir de façon constructive ».

Nous allons donc tout naturellement chercher des solutions à nos problèmes. Ces pages du matin nous aident aussi à mettre hors jeu notre critique intérieur. Nous souffrons tous de notre perfectionnisme intériorisé, qui nous importune par des remarques négatives. En écrivant chaque matin, nous dépassons ces pensées négatives et nous nous rapprochons de ce qui importe dans la vie.

 

3 – Revenons à notre première pensée

Selon Natalie Goldberg, auteure du livre Les italiques jubilatoires, lorsque nous écrivons, nous sommes souvent gênés par une forme de politesse sociale et par notre censeur intérieur.

C’est pourquoi elle a rédigé une série de règles d’écriture grâce auxquelles nous pénétrons jusqu’aux « premières pensées », aux idées qui vont au-delà de ce censeur. Ceci nous permet d’en examiner les aspects bruts. Ces premières pensées possèdent une énergie incroyable. C’est une première réaction de notre esprit. L’une d’elles peut être : « J’ai chassé le chat de ma gorge. » 

Une deuxième pensée, qui traverse notre esprit immédiatement après, est ensuite plus craintive et plus civilisée : « C’est ridicule, les gens vont penser que je suis folle. » 

Et une troisième pensée, lors de laquelle nous donnons libre cours au censeur : « J’avais mal à la gorge, c’est pour ça que je n’ai rien dit. »  » Correct et ennuyeux », juge Natalie Goldberg.

Lorsque nous écrivons en suivant ses règles, nous pouvons être une version non censurée de nous-même, avec des idées originales, de l’intuition à revendre et sans ego. Bien entendu, nos blocs-notes seront souvent remplis de deuxièmes et troisièmes pensées.

Peu importe, car les dépasser prend un peu de temps. Si nous continuons à écrire, ces deuxièmes et troisièmes pensées se tariront et nous parviendrons à des idées originales. Cela peut d’ailleurs être source de confrontations, car toutes les premières pensées ne sont pas adaptées ou souhaitables.

« Au début surtout, vous ressentirez des émotions profondes en écrivant, mais ne vous arrêtez pas si vous pleurez, souligne Natalie Goldberg, car la vérité est proche ».

 

4 – Ecriture autobiographique

Ecrire pour y voir plus clair
Faire son autobiographie

Nous pouvons aussi utiliser les exercices d’écriture pour mieux évaluer la cohérence du cours de notre vie.

Nous nous posons des questions telles que : qui sont les personnes importantes dans ma vie ? Quelles sont mes plus grandes décisions ? Qu’est-ce que je viens apporter sur Terre ?

La coach d’écriture biographique Arianne Collee traduit ces questions en demandant aux participants de décrire des événements pertinents et concrets. En formulant à la première personne du singulier et au présent, comme s’ils étaient en train de les vivre. Ils doivent ensuite décrire ce qu’ils voient, sentent, ressentent, entendent et goûtent à ce moment-là.

Arianne Colle : « Cela vous permet de vous retrouver dans l’instant et de vous relier à vous-même, car lorsque vous avez vécu l’événement, vous avez aussi tout ressenti par le biais de vos sens ». 

Vient ensuite, la plupart du temps, un exercice au cours duquel vous regardez cet événement de haut, comme d’un avion. Par exemple à partir de la perspective de quelqu’un qui vous aime et qui vous a vraiment vu. Cela vous permet d’écrire plus affectueusement à votre égard. Votre regard est plus ouvert. Vous apprenez ainsi à mieux vous connaître et à mieux reconnaître vos écueils.

Arianne : « La force de la description d’événements spécifiques est que les grandes choses se cachent derrière les petites. Lorsque, par exemple, vous décrivez avec tous vos sens comment votre mère jardinait, elle parle à travers ce texte. En écrivant les détails, vous saisissez l’atmosphère et ainsi l’essentiel, sans avoir immédiatement besoin de la nommer ».

 

5 – Retardons nos pensées

Pour l’Américaine Linda Trichter Metcalf, réfléchir sur notre vie est essentiel. Sa méthode se nomme l’écriture proprioceptive – soit l’accueil de vos pensées. Linda Trichter Metcalf demande aux participants à ses cours d’écrire sur des pages blanches, avec des bougies allumées et au son d’une sonate pour violoncelle de Bach.

Alors que nous écrivons ce que racontent les voix dans notre tête, nous devons sans cesse nous demander ce que veulent dire nos phrases.

Vous écrivez par exemple : « Bon sang, j’ai dû pédaler comme un fou. » Puis vous écrivez : « Qu’est-ce que je veux dire par comme un fou, ou par j’ai dû pédaler? » Vous décidez vous-même des questions que vous vous posez. Un peu plus tard, parvenu à une autre phrase, redemandez-vous ce qu’elle signifie. De cette façon, vous retardez vos pensées, devenez plus spécifique et approfondissez plus facilement. Bien souvent, au bout de quelques minutes, les participants écrivent de façon effrénée en ressentant de vives émotions.

Aux Pays-Bas, Wies Enthoven donne des ateliers suivant la méthode de Linda Trichter Metcalf. Wies Enthoven : « Si vous écoutez ce que vous pensez, vous entendez des voix qui parlent toutes à la fois. Grâce à cet exercice, vous stoppez celles qui prennent la plupart du temps une place prépondérante et entrez en contact avec celles qui restent souvent en arrière-plan. Avec cette méthode, vous êtes bien obligé de réfléchir. Ces questionnements sur ce que vous voulez dire vous sauvent car, grâce à eux, vous osez suivre ce qui vous vient spontanément à l’esprit. Il est agréable d’entendre des voix positives, puissantes ou douces à côté des voix négatives et bougonnes que nous connaissons tous. Vous vous rendez alors compte que toutes ces voix sont en vous. Et ainsi, dans votre vie quotidienne, vous pourrez choisir plus facilement la voix que vous souhaitez écouter. »

 

Dites moi ce que vous pensez des biens-faits de l’écriture dans les commentaires ! 

 

Prenez soin de vous

Romain

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