Comment sortir de la routine

Sortir de la routine : « Les gens vraiment heureux sont ceux qui font ce qu’ils aiment. » Ces gens-là sont heureux parce qu’ils ont plus d’énergie, plus de joie, moins de soucis et, par conséquent, moins de fatigue.

 

L’histoire d’Alice

Une des causes principales de la fatigue est l’ennui. Pour illustrer cela, prenons le cas de l’histoire d’Alice. Ce soir-là, Alice rentre de son travail complètement épuisée. Elle se comporte comme une personne fatiguée et elle est fatiguée.

Mal à la tête, mal au dos. Elle est à bout de forces et veut se coucher sans dîner. Sa mère insiste… et finalement, elle passe à table. Le téléphone sonne. Son petit ami ! Une invitation à une soirée dansante. Les yeux d’Alice brillent, son humeur rebondit. Elle se précipite dans sa chambre, enfile sa belle robe bleue et danse jusqu’à quatre heures du matin. Et quand, enfin, elle rentre à la maison, elle n’est pas du tout fatiguée. Elle est même si gaie, si enchantée, qu’elle n’arrive pas à s’endormir.

Est-ce qu’Alice était vraiment fatiguée, huit heures plus tôt, quand elle paraissait épuisée et se conduisait comme une personne épuisée ? Sans aucun doute. Elle était à bout de forces parce que son travail l’ennuyait, que, peut-être, sa vie l’ennuyait. Il y a des millions de personnes comme Alice. Peut-être en êtes-vous ?

 

Attitude

C’est un fait bien connu que notre attitude émotive provoque en général une fatigue bien plus grande que l’effort physique. Il y a quelques années, le Dr Joseph Barmack publia dans les Archives de la psychologie un rapport sur ses expériences destinées à démontrer que l’ennui produit la fatigue.

Il soumit un groupe d’étudiants à une série de tests qui, il le savait d’avance, ne pouvaient guère les intéresser. Résultat : les étudiants se sentaient fatigués, avaient envie de dormir, se plaignaient de migraines, de troubles visuels, devenaient irritables. Certains d’entre eux souffraient même de maux d’estomac. Était-ce leur « imaginations » ? Nullement. Des tests de métabolisme prouvent que la tension artérielle et la consommation d’oxygène décroissant lorsqu’une personne s’ennuie. Alors que le métabolisme reprend son rythme normal dès que le sujet commence à s’intéresser à son travail.

Nous nous fatiguons rarement tant que nous avons une occupation intéressante. J’en ai fait moi-même l’expérience au cours de vacances passées. Pendant plusieurs jours, je pêchais la truite dans un torrent de montagne, ce qui m’obligeait à me frayer un chemin à travers les broussailles, escaladent des troncs d’arbres couchés par les tempêtes. Pourtant, après huit heures d’activités, je n’étais nullement fatigué. Pourquoi ? Parce que je trouvais cela merveilleux.

Comment sortir de la routineDe plus, j’étais très fier de mon tableau de chasse : six belles truites. Mais, supposons maintenant que la pêche m’ait ennuyé, dans quel état serais-je rentré, à votre avis ? J’aurais été épuisé par cet exercice pénible à deux mille mètres d’altitude.

Même lors d’un effort aussi harassant qu’une ascension en haute montagne, l’ennui pourrait vous fatiguer peut-être plus que la dépense physique.

 

Les randonneurs

En voici un exemple qui a été rapporté par le président de la Caisse d’Epargne de l’époque, Mr Kingman. En juillet 1943, le gouvernement canadien demanda au Club alpin canadien de lui fournir des guides pour entraîner les chasseurs du régiment « Prince de Galles ». Mr Kingman faisait partie des guides sélectionnés. Ces montagnards, des hommes âgés de quarante-deux à cinquante-neuf ans, emmenèrent les jeunes soldats faire des randonnées sur des glaciers, escalader des parois abruptes, s’accrochant des mains et des pieds à des prises minuscules. Ils firent l’ascension du pic Michel, et de plusieurs autres sommets au cœur des Rocheuses.

Comment sortir de la routineAu bout de quinze heures, ces jeunes gens en excellente forme, qui venaient de terminer un stage de six semaines dans un camp d’entraînement commandos, étaient complètement épuisés.

Leur épuisement était-il dû au fait qu’ils avaient utilisé des muscles que l’entraînement des commandos n’avait pas suffisamment endurcis ? Tous ceux qui ont eu l’occasion de suivre un tel entraînement trouveront cette question parfaitement ridicule. Non, ils étaient épuisés parce que ces exercices d’alpinisme les ennuyaient. Ils étaient tellement exténués que beaucoup d’entre eux s’écroulèrent sur les lits avant d’avoir mangé !

Les guides, des hommes deux ou même trois fois plus âgés que les soldats, étaient fatigués eux aussi, mais pas épuisés. Ils dînèrent normalement et discutèrent ensuite pendant des heures des observations faites au cours de l’excursion. Ils n’étaient pas épuisés parce que cette expérience les avait passionnés.

 

Expérience

Le Dr Thorndike, de l’Université de Columbia, eut l’idée, au cours de ses expériences sur la fatigue, de garder plusieurs étudiants éveillés pendant près d’une semaine. En maintenant constamment leur intérêt.

Après des recherches approfondies, il déclara : « Outre le manque de sommeil, l’ennui est une cause majeure de la perte d’aptitude au travail. »

 

Travail non accompli

En ce qui concerne le travailleur sédentaire, sa fatigue provient rarement de la quantité de travail accompli. Souvent, elle est due à la quantité de travail qu’il n’a pas pu accomplir. Rappelez-vous cette journée, la semaine dernière, où vous avez subi tant d’interruptions, pas de réponse au courrier, les rendez-vous annulés. Tout allait mal ce jour-là et vous n’avez pas fait grand-chose. Mais la fatigue se faisait sentir au retour avec, peut-être, la migraine en plus. Le lendemain, tout marchait à merveille. Vous abattiez quarante fois plus de besogne que la veille. Et pourtant, le soir, vous étiez en pleine forme.

N’est-ce pas vrai ? Vous avez fait cette expérience, moi aussi. Notre fatigue provient souvent, non pas de notre travail, mais du stress, des déceptions et du ressentiment.

 

Pièce théâtrale

J’ai assisté récemment à une reprise de Show Boat de Jerôme Kern. Dans cette pièce, un personnage proclame, lors d’un intermède philosophique : « Les gens vraiment heureux sont ceux qui font ce qu’ils aiment. » Ces gens-là sont heureux parce qu’ils ont plus d’énergie, plus de joie, moins de soucis et, par conséquent, moins de fatigue. L’attrait crée l’énergie. Marcher cinq cents mètres avec une personne grincheuse peut être plus fatiguant que dix kilomètres avec quelqu’un qui vous adore.

 

Alors, que pouvons-nous faire ?

Voici ce qu’à fait une secrétaire d’une société pétrolière de Tulsa dans l’Oklahoma. Chaque mois, cette jeune fille devait pendant plusieurs jours faire un travail particulièrement ennuyeux : taper des formulaires de licences de forage. Tout en y insérant des noms et des chiffres. Cette besogne était tellement monotone qu’elle résolut un jour, dans un réflexe « d’auto-défense », de la rendre intéressante.

Comment ? En faisant chaque jour un concours avec elle-même. Elle comptait les formulaires qu’elle avait remplis le matin, et s’efforçait de dépasser ce chiffre au cours de l’après-midi. Bientôt, elle arrivait à remplir plus de feuilles que n’importe qui dans son service. Qu’est-ce que cet effort lui rapporta ? Des éloges, de l’avancement, une augmentation ? Non… Mais en s’administrant ce stimulant mental, elle accroissait sa propre énergie.

William James , grand philosophe, nous conseille d’agir « comme si » nous étions courageux pour être courageux. De nous conduire « comme si » nous étions heureux pour être heureux. Faisons semblant, s’il le faut, d’être intéressé par notre travail. Et cette stimulation finira par nous y faire découvrir un intérêt réel. En même temps, cette attitude nous aidera à diminuer notre fatigue et notre stress.

 

Cette méthode vous paraît superficielle, puérile ?

Bien au contraire, elle est la quintessence d’une psychologie intelligente. « Notre vie est ce que nos pensées en font. »

En nous encourageant nous-mêmes à chaque heure du jour, nous pouvons donner à nos pensées une orientation nouvelle de courage, de puissance et de sérénité. En nous efforçant de découvrir les aspects intéressants de notre travail, nous l’apprécierons davantage. Pensons à ce que nous allons y gagner : doubler la quantité de bonheur que la vie nous accorde !

Car en faisant abstraction des heures de sommeil, nous passons environ la moitié de notre existence à travailler. Et si notre occupation principale ne nous procure aucune satisfaction, nous avons peu de chances d’en trouver ailleurs.

Rappelons-nous toujours qu’en nous intéressant à notre travail, nous atténuons notre stress et nos soucis. Et nous nous préparons un avenir meilleur. C’est, aussi, un moyen de réduire notre fatigue et de mieux profiter de nos loisirs.

 

Prenez soin de vous

Romain

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Note – Dominer le stress et les soucis – Dale Carnegie.

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