Comment se détacher de nos jugements ?

Les jugements : A force de tout critiquer, nous perdons de vue les jolies choses.

 

 

Se détacher des jugements signifie pouvoir considérer chaque chose. Non seulement les personnes, mais aussi les événements et même les objets, comme un processus inachevé et au sujet duquel on ne peut dès lors pas encore émettre de point de vue.

Nous ne devons pas forcément tout trouver bon, et cela ne signifie pas que nous ne serons jamais triste ou indigné. Mais faisons preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité à l’égard du cours des événements. Peut-être leur issue nous surprendra-t-elle.

 

Nos valeurs

Nous nous construisons tous au fil de notre vie, un certain type de personnalité ou de « forme ». Cette forme est généralement figée et rassemble nos avis et idées sur ce qui est censé être nos normes et nos valeurs.

C’est sur cette base que nous jugeons et sélectionnons les choses que nous rencontrons. L’inconvénient est que nous ne voyons dès lors plus vraiment les choses telles qu’elles sont. Un des principaux enseignements du bouddhisme nous encourage à nous détacher des jugements : trouver le calme et apprendre à regarder objectivement, sans émotions et sans réprobation.

A force de tout critiquer, nous perdons de vue les jolies choses.

 

Nos émotions

Il est incroyablement difficile de se détacher des émotions. On entend souvent les gens dire : « tu dois juste lâcher-prise ! »

Mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Une émotion est une présence presque matérielle, elle est liée aux hormones du stress présentes dans notre corps. On ne peut par exemple pas se défaire aussi facilement d’un deuil, il faut pouvoir le vivre complètement pour le « purger ».

 

Introspection

Comment se détacher de nos jugements ?
Introspection

Le fait de critiquer les autres lorsqu’ils nous irritent peut faire l’objet d’une introspection : nous pouvons nous obliger à regarder notre propre douleur au lieu de la personne contre qui nous en avons.

Ce faisant, nous nous détournons du coupable pour nous intéresser à nous-même. Il est bien plus enrichissant d’explorer ce qui se trame en nous que de rejeter la faute sur autrui ou sur un événement extérieur. Au lieu de nous concentrer sur ce que nous en pensons, cherchons des solutions.

Les jugements ont toujours quelque chose de normatif. Si nous souhaitons communiquer, réellement communiquer, nous devons faire en sorte que l’objet du message reste nous, et l’autre pourra alors mieux nous comprendre.

Nous détacher des jugements signifie remettre en question notre propre forme et nos propres conceptions, notre propre « moi ».

Parfois, le fait de nous énerver contre quelque chose est une façon de masquer notre propre tristesse. En nous fâchant, nous amorçons un affrontement qui irrite à son tour quelqu’un d’autre, et nous jetons de l’huile sur le feu.

 

Accepter

Comment se détacher de nos jugements ?
Accepter

Il est plus efficace d’oser avouer sa perte ou son chagrin. Le chagrin est parfaitement acceptable. Il est tout à fait normal d’être parfois triste : nous y sommes tous tôt ou tard confrontés.

C’est justement en l’admettant que nous pourrons nous en affranchir et retrouver notre énergie. Pour un nouveau départ. Chaque être humain abrite un critique intérieur, un perfectionniste. Cette petite voix qui nous dit « c’est nul ! » et « as-tu bien rempli tes obligations ? » émane des règles inculquées dans notre jeunesse et juge en permanence notre propre comportement et nos expériences.

Cette voix nous renvoie également une piètre image de nous-même et n’est donc pas efficace : la culpabilité n’est jamais de bon conseil. Il est néanmoins possible de démasquer cette petite voix en acceptant que nous ne sommes pas parfait, mais que nous faisons de notre mieux.

 

Conclusion

Nous pouvons nous en libérer en nous regardant avec bienveillance. Sans tout chercher à justifier, mais sans nous sanctionner non plus. Pardonnons-nous nos propres imperfections. En y parvenant avec nous, nous serons ensuite plus indulgent envers les autres.

 

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Prenez soin de vous

Romain

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Note – Happinez – Rickje Boswijk

 

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