Comment se défaire du passé ?

Le passé : Réalisons que nous ne pouvons plus rien y faire, si ce n’est vivre avec. Mais nous devons pour cela avoir fait toute la lumière sur cette peine.

 

 

Se défaire du passé est un processus de longue haleine. Selon certains, il faudrait s’être « libéré » de ses parents autour de 40 ans, mais nombre de personnes ont besoin de plus de temps. Les catastrophes comme le décès soudain ou prématuré d’un proche peuvent nous immobiliser. En vieillissant, le passé peut nous hanter, notre esprit se montre plus perméable aux souvenirs.

Etre vraiment « détaché » signifie pouvoir repenser aux différents chapitres de notre vie avec un grand sourire.

 

Traiter notre passé

Un ami thérapeute a accroché une pancarte sur la porte de son cabinet sur laquelle est écrit : « En poussant cette porte, vous renoncez à tout espoir d’un passé meilleur. »

Je ne pense pas que nous devions nous détacher du passé, mais nous devons le traiter de la bonne manière, pour qu’il nous enrichisse au lieu de nous hanter. Nous ne devons, à la limite, renoncer qu’à la partie qui nous fait souffrir. De nombreuses personnes ont eu des parents difficiles, ont vécu des événements traumatisants…

 

Souvenirs

Nous emportons avec nous ce passé :

  • les émotions
  • les interprétations

Nous y sommes parfois empêtrés. Mais nous ne pourrons jamais complètement nous en défaire, car nous sommes le passé, le bien et le mal. Heureusement que tout n’est pas rose dans la vie, sans quoi notre passage sur Terre serait d’un ennui !

Une relation qui ne s’est pas bien terminée peut, par exemple, nous hanter. Mais la relative bonne nouvelle est que, au fil du temps, ce souvenir finira par s’user. Nous pouvons nous demander ce que nous recherchions dans cette relation et pourquoi nous y tenions à ce point. Qu’attendions-nous de l’autre ? Pourquoi ne pouvions-nous pas personnellement nous l’offrir ?

Il n’est pas rare que la douleur et la souffrance soient imputables à une jeunesse difficile avec des parents peu aimants. Il est d’ailleurs à noter que, parfois, les gens aggravent leur cas en continuant à remuer ce passé trouble. En réalité, tout ce dans quoi nous restons bloqués est une addiction : se défaire d’un lourd passé revient à s’en sevrer.

Il existe bien sûr des griefs fondés et sérieux à l’égard des parents. Peut-être ne nous ont-ils jamais adressé le moindre mot gentil.

 

Passer l’éponge

Mais il y a une chose que nous pouvons changer en nous-même pour nous en détacher : devenons moins dépendant à ce que les autres pensent de nous. Nous tenons tous à être appréciés et respectés, et encore plus si nous n’avons pas eu cette reconnaissance auparavant. Nous en affranchir exige une réorientation intérieure.

Passons l’éponge : n’attendons plus un geste de ce père ou de cette mère. Peut-être le trouverons-nous simplement chez les gens bien de notre entourage ? Surtout que s’accrocher à un vieux chagrin ne résoudra rien.

Essayons simplement de regarder les choses en face. Analysons pourquoi nous étions tellement fâché, quel était exactement le problème ? Et quel était notre rôle dans cette histoire ? Réalisons que nous ne pouvons plus rien y faire, si ce n’est vivre avec. Mais nous devons pour cela avoir fait toute la lumière sur cette peine. En rire peut aussi avoir un effet libérateur. En continuant à ressasser ces idées, nous risquons de sombrer dans une sorte de folie, nous devenons prisonnier du passé.

 

Nouvelle ère

Comment se défaire du passé ?Développons plutôt un nouveau regard sur cet épisode de notre vie : nous savons ce qui s’est passé, nous éprouvons certaines émotions à cet égard, mais nous cessons de retourner ces idées dans notre tête.

D’un autre côté, la nostalgie et la mélancolie sont des émotions originelles, des composantes existentielles de l’être humain. Nous avons besoin de nous évader dans nos pensées. La même règle s’applique ici : dans une certaine mesure, cela ne pose pas de problème.

Mais prenez garde à ne pas tremper trop longtemps dedans, sans quoi vous risquez de ne plus pouvoir affronter la vraie vie.

 

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Prenez soin de vous

Romain

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Note – Happinez – Hans ten Dam.

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